Les organismes de certification (OC) doivent former et mettre régulièrement à jour les connaissances des auditeurs sur les limites du rôle d’un consultant lors des audits CanadaGAP. Les auditeurs doivent se rappeler qu’un consultant ne peut pas assumer le rôle de la « personne responsable » pour les activités au sein de l’entreprise, puisqu’il n’est pas présent quotidiennement sur le site de l’entreprise. Ainsi, bien qu’un consultant puisse observer l’audit, cette personne n’est pas considérée « l’audité » et ne peut pas être mandatée par l’entreprise pour répondre aux questions de l’auditeur au nom de l’audité ou expliquer le système de gestion de salubrité des aliments en place. Ce sont plutôt les employés qui sont responsables d’exécuter les fonctions liées à la production des aliments quotidiennement au sein de l’entreprise et de mettre en œuvre les procédures de salubrité des aliments qui doivent être considérés les audités.

Le consultant peut également aider l’audité à mettre en œuvre le programme, à configurer les registres et à s’assurer que les exigences ont été respectées. L’audité est ensuite responsable de maintenir son programme quotidiennement et de continuer à satisfaire aux exigences et prouver sa compréhension, son implication et sa responsabilité au cours de l’audit.

Selon l’implication de son activité, la « personne responsable », telle que définie dans le glossaire des guides de salubrité des aliments CanadaGAP, est « La ou les personnes qui effectuent une activité (par ex., récolte, emballage, entreposage, refroidissement, mise en glace, étiquetage/codage, transport, etc.) et qui s’assure que les activités qu’elle supervise sont complétées ».  Le propriétaire est considéré par défaut comme la « personne responsable » de l’entreprise. Toutefois, dans de nombreuses entreprises, une autre personne sera chargée de la gestion du programme de salubrité des aliments et cette personne sera considérée comme la « personne responsable ». Il est évident que cette personne déléguera de nombreuses activités/tâches, puisqu’elle ne peut pas tout faire elle-même. Néanmoins, cette personne reste la « personne responsable » et doit donc tout superviser et s’assurer que la salubrité des aliments est gérée. Un consultant qui n’est présent dans une entreprise qu’un jour par semaine ne serait pas en mesure de remplir cette obligation. L’expert-conseil peut assister à l’audit et apporter son soutien au besoin, mais comme il ne supervise pas les procédures quotidiennes de salubrité des aliments, il ne doit pas répondre aux questions. Chaque établissement doit disposer d’une personne chargée de superviser les exigences en matière de salubrité des aliments et c’est elle qui doit répondre aux questions de l’auditeur.

mars 31st, 2026 at 03:19 pm