L’auditeur CanadaGAP interrogera l’entreprise sur ses fournisseurs de produits et vérifiera les systèmes/procédures d’approbation qu’ils ont mis en place. L’entreprise sera responsable de montrer et d’expliquer comment elle s’approvisionne en produits auprès des fournisseurs et comment elle gère ces certifications de fournisseurs.
Un aspect de cette évaluation consiste à examiner les certificats de salubrité alimentaire. Dans certains cas, l’auditeur pourra voir tous les certificats de salubrité alimentaire figurant dans le dossier, mais selon la situation, un échantillon des certificats pourrait également être approprié. Dans ces cas, il n’y a pas un nombre défini de certificats qui doivent être examinés par un auditeur.
Le nombre de certificats échantillonnés dépend d’une grande variété de facteurs, y compris :
- La solidité du programme d’approbation des fournisseurs de produits de l’exploitation,
- Le nombre total de fournisseurs d’une entreprise (c.-à.-d., une entreprise avec un plus grand nombre de fournisseurs au total nécessiterait généralement l’examen d’un plus grand nombre de certificats),
- Les cultures fournies à l’entreprise (par ex., produits à faible risque vs produits à risque élevé, une culture provenant de plusieurs fournisseurs vs 20 cultures provenant de nombreux fournisseurs),
- L’emplacement des fournisseurs,
- L’historique des fournisseurs (par ex., un fournisseur qui n’avait pas de certificat de salubrité alimentaire l’année précédente, un nouveau fournisseur, etc.),
- Le programme de salubrité alimentaire en vertu duquel le fournisseur est certifié (par ex., CanadaGAP, une autre certification de tierce partie GFSI, le certificat d’un programme de salubrité alimentaire d’un autre pays, un rapport d’audit d’inspection de l’ACIA, etc.)
Il existe de nombreuses situations différentes auxquelles les auditeurs seront confrontés; par exemple, une entreprise qui s’approvisionne en pommes de terre auprès de 100 fournisseurs CanadaGAP devra peut-être faire échantillonner moins de certificats qu’une entreprise qui s’approvisionne en légumes-feuilles auprès de 100 fournisseurs qui possèdent une variété de certificats de salubrité alimentaire.
L’auditeur doit ensuite évaluer l’audit/le certificat de salubrité alimentaire pour vérifier l’exactitude et la validité. Les facteurs que les auditeurs peuvent prendre en compte lors de l’évaluation comprennent :
- À quelle culture s’applique la certification? Correspond-t-elle à la portée de ce qui est fourni?
- Pour quelle activité le fournisseur est-il certifié? Est-ce que cela a du sens en termes d’approvisionnement? Par exemple, le fournisseur est certifié pour la « production ». C’est un producteur qui cultive des pommes qui approvisionne un emballeur.
- Le certificat/rapport est-il valide (par ex., la date d’expiration n’est pas écoulée)?
- Est-ce un programme de certification de salubrité alimentaire? Est-ce un programme HACCP? L’intention est que le fournisseur suive un programme qui a mis en place des pratiques et des processus de salubrité alimentaire (comme le programme CanadaGAP) afin d’atténuer le risque de contamination.
- Est-ce une inspection avec un rapport d’audit? Menée par un organisme crédible? Une tierce partie reconnue par l’industrie? L’intention est que le rapport renferme un aperçu de l’évaluation effectuée et que les pratiques et les processus de salubrité alimentaire en place aient été évalués de manière approfondie.
Si ces facteurs ne sont pas clairement indiqués sur l’audit/le certificat et/ou l’auditeur a des questions sur la certification, c’est la responsabilité de l’exploitation d’enquêter plus en profondeur et de fournir suffisamment d’informations/preuves pour répondre aux questions de l’auditeur. L’auditeur n’a pas besoin d’effectuer de la recherche sur toutes les options de certification de salubrité alimentaire disponibles.